« Embarquez pour la Nouvelle-France »

Et suivez Jean Thibaudeau sur un lieu de mémoire.

En 2008, profitant de la célébration du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, La Rochelle inaugurait cette exposition permanente dans la Tour de la Chaîne qui fut pour les migrants la dernière image de la France. Elle est la première que l’on doit visiter pour voir d’ici le Québec, comme ils y sont allés et tel qu’ils l’ont construit.

Avec sa tante, son oncle, ses cousins et son baluchon à l’épaule, Jean Thibaudeau, 11 ans en ce mois de juin 1659, quitte son village de Marans et bientôt le Royaume de France. Il s’en va embarquer à La Rochelle pour le Nouveau continent. C’est son aventure (elle fut celle de quelque 30 000 sujets du Roi) que le visiteur va partager au gré de la balade circulaire, richement documentée, mise en images et sonorisée que propose la Tour de la Chaîne.

En parallèle à l’interprétation de cette petite histoire, il y a le tracé de la grande, chronologique et thématique. L’exposition offre ainsi le loisir de croiser les récits : l’arrivée de Jean au Québec, ce pays tout neuf où sa famille est accueillie par d’autres colons le 7 septembre de la même année, avec le départ des Filles du Roi et de tous les migrants venus d’Aunis ou de Normandie, de Bordeaux ou de Saintonge, chacun avec son bagage et son langage, ses savoir-faire.

AFFICHE EXPO TOUR DE LA CHAINEIl y a des bras, beaucoup de bras d’hommes qui contre la gratuité de 80 jours de traversée ont vendu 36 mois de travail pour la colonie ; il y a des soldats, quelques femmes, des négociants, des gouverneurs, des Jésuites puisqu’il faut bien « convertir les sauvages ».

Des panneaux aussi nous renseignent sur les Hurons, Algonquins, Iroquois, chasseurs, pêcheurs, agriculteurs, marchands ; nous renseignent aussi sur tel chapeau de castor qui devint très à la mode à Paris, au point qu’il fallut bien organiser le commerce des peaux. Et aussi pénétrer les vastes forêts, semer les plaines fertiles, se battre contre le grand froid. Les récits de marins n’étaient donc pas que menteries !

On finira la visite à la librairie, où trouver aussi bien ce drôle de Lucky Luke dans « La Belle Province » que le très bel ouvrage de Suzanne Forisceti « Le fabuleux destin de Champlain ».

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