Sylvie Gagnon : « Je naviguerai pour la première fois sur l’océan ! »

L’école de voile de Deux-Montagnes participera au Tour de Ré et sera jumelée avec celle de La Rochelle pour établir de réels échanges. Sa vice-présidente, également régatière, parle ici de son club et évoque la navigation au Québec.

Du point de vue québécois, quel est l’intérêt de ce séjour et de cet échange?

C’est d’initier une relation où nous pourrons explorer ce qui se fait en France où sont les racines du Québec. La culture de la voile est peu présente ici, les sports d’hiver étant plus naturels pour nous.

Comment peut-il devenir pérenne et quelle forme souhaiteriez-vous qu’il prenne ?

Notre école de voile, solidement implantée au Club de Voile Deux-Montagnes (CVDM), a envie de grandir. Elle est la première raison de cet échange. Il allait de soi pour nous de débuter par cela étant donné que notre mission est la promotion et le développement de la voile. Développer des relations durables fait partie de nos objectifs à plus long terme. Pour l’avenir, je souhaite que nos jeunes athlètes puissent aller s’entraîner à La Rochelle et vice-versa. Qu’ils en rencontrent d’autres, passionnés de la voile comme eux, c’est fantastique!

Sur un plan sportif et technique, navigue-t-on de même sur un lac au Québec (ou sur le Saint-Laurent) que sur l’océan à La Rochelle?

Effectivement, la navigation est différente sur les 3 plans d’eau que vous avez nommés. Sur un lac la notion de marée est inexistante et les montagnes qui l’entourent influencent le vent. Les vagues sont courtes, la profondeur du lac de Deux-Montagnes est de 3 mètres et nous naviguons toujours à vue. Sur le fleuve, il y a des marées et la géographie des lieux a également de l’influence sur les vents. Nous naviguons généralement à vue. L’autre facteur dont doivent tenir compte les navigateurs est le courant. Sous le pont Jacques-Cartier à Montréal il est de 5 nœuds ! Mais je n’ai jamais navigué sur le St-Laurent et j’aurai le plaisir de naviguer pour la première fois sur l’océan lors de mon séjour à La Rochelle.

A quelle saison, au Québec, vous pouvez commencer à (re)naviguer?

La saison est courte. Elle commence en mai et se termine en octobre. Durant les mois d’hiver le lac est gelé et on y voit de petites cabanes pour la pêche sur la glace, des skieurs de fond etc… Le programme de l’École de Voile Deux-Montagnes est le plus long au Québec soit environ 50 jours !

Pouvez-vous nous renseigner sur l’école de voile de Deux-Montagnes, son activité, ses licenciés ?

L’École est un lieu d’apprentissage pour les gens de tous âges et de tous niveaux, autant récréatif que compétitif. Les 6 membres du personnel de l’école sont certifiés par la Fédération de Voile du Québec. Ajoutons à cela la coordonnatrice de l’école qui s’assure que tout se déroule bien.

Notre particularité est d’offrir un programme complet de développement et d’apprentissage dès l’âge de 4 ans jusqu’à l’âge adulte et de développer une passion pour la voile qui est une école de vie… pour la vie!

 

La délégation québécoise à La Rochelle

Carmen Denis (Coordonnatrice de l’École de Voile Deux-Montagnes) :
30 ans d’expérience (coaching, formation et gestion d’école de voile)
– Formation acquise au Canada et en France
– Entraîneuse de l’équipe du Québec durant 8 ans
– Entraîneuse de l’équipe canadienne durant 7 ans avec encadrement, durant un an, des équipes du Vénézuéla et du Mexique pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000.
– Formation d’entraîneurs pour Solidarité Olympique en Algérie, Tunisie et au Vénézuéla
– Formatrice de la Fédération de Voile du Québec et Sail Canada.

Daniel St-Onge (Responsable de l’École de Voile au conseil d’administration du CVDM) :
Navigateur depuis plus de 45 ans
– Régates sur bateau habitable de 8 mètres ou moins (J24, Niagara 26, Shark 24).
– Régates sur les lacs des Deux-Montagnes, St-Louis, Ontario, Champlain.
– Membre du conseil d’administration de la FVQ.
– Juge de course de niveau 2.

Sylvie Gagnon (Vice-Présidente / Trésorière au conseil d’administration du CVDM) :
Navigatrice depuis 16 ans
– Régates sur bateau habitable de 8 mètres ou moins (Niagara 26, Shark 24)
– Régates sur les lacs des Deux-Montagnes, Lac St-Louis, Ontario, Champlain.
– Voile récréative sur dériveur Sunfish.

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